C’est en compagnie de ni plus ni moins que l’un des meilleurs groupes français de l’heure: les fougueux, extravagants et voyous, LA FEMME, que j’ai terminé ma série de concerts, pour les Francofolies de Montréal 2016. La salle de l’Astral, comble, a été happée par une vague immense et terrible de ce mystérieux son; ces vibrations à la fois planantes et fracassantes, mais inédites qui ébranlent actuellement le rock français. C’est avec le sourire que nous avons été soufflés par la messe synthétique bruyante des six astucieusement étourdis comparses. LA FEMME à su, encore une fois, “donner du plaisir” à Montréal, sans ménagement, dans la nuit sombre de ce samedi soir! Encore une fois, surexcité, le groupe s’est produit ici dans un esprit, disons-le, un peu chaotique, tel qu’attendu, mais déjanté et festif à souhait!

 

Photo: Victor Diaz Lamich

Photo: Victor Diaz Lamich

 

C’est un mélange des meilleurs morceaux de leur brillant psychédélique premier disque, “Psycho Tropical Berlin”, principalement, mais aussi, de nouveau matériel qu’on nous a présenté. De nouvelles compositions telles Mycose, une pièce avec, comme sujet charmant, une MTS. Ainsi, fidèle à lui-même, le groupe originaire de Biarritz était chauffé à bloc, fou furieux même et prêt à faire sauter la baraque. Lors d’Antitaxi et de Sur les planches 2013, l’auditoire au grand complet se mouvait, en transe folle, partout dans la salle. Les excellents, Nous étions deux et Hypsoline étaient aussi de la partie, pour notre grand plaisir!

 

Le guitariste Sacha Got a passé un petit moment aérien, sur la foule, en “body surfant” frénétiquement, la guitare toujours aux bras. Emporté, comme toujours, Marlon Magnée semblait dangereusement en forme. Clémence Quélennec, la chanteuse, toute en grâce, comme à l’usuel, très “classe”; avec ce “look” de starlette “mod” d’un monde parallèle futuriste. LA FEMME c’est un groupe électrisant qui nous transmet une énergie assez particulière, sur scène; entre rock psychédélique et surf punk, le tout avec une énergie immensément sensuelle! Indescriptible, multifacette, cette formation est tour à tour, électronique, puis yé-yé avec des sonorités d’influences new et cold wave!

 

Photo: Victor Diaz Lamich

Photo: Victor Diaz Lamich

 

Il se pourrait que ceux-ci soient de retour à Montréal, à l’automne, afin de présenter le nouvel album qu’ils nous concoctent (dû en septembre). Ainsi, ce sera assurément, une quatrième rencontre, pour moi, que je ne manque déjà pas, d’attendre avec impatience!

 

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Martin Curadeau
Blogueur - RREVERB

L'écoute d'un disque est un instant privilégié de rencontre avec l'essence même d'un créateur. Maelstrom de sons, myriades d'émotions et petits morceaux d'âmes à l'état brut. Bien que la musique dite émergente (tel le rock indé.) est au centre de ses intérêts, sa curiosité n'a pas de bornes et il ne résiste, pour ainsi dire, à aucun style. Être transporté, chaviré, surpris et envouté par des albums est un rendez-vous quotidien.