Chez RREVERB, nous pensons que la musique de qualité dure, qu’elle est appréciée longtemps. Nous prenons le temps de l’écouter. Cette série d’entrevues s’attarde l’art de faire de la musique, sur le parcours des musicien(ne)s, sur ce qu’ils transmettent en créant de la musique. Aujourd’hui, nous rencontrons…

LE VENT DU NORD

BIO EN 2 MOTS: Non seulement considéré comme un ambassadeur francophone incomparable, Le Vent du Nord est un moteurdu mouvement folk progressif québécois, ainsi qu’un groupe phare dans le mouvement de renaissance de la musique traditionnelle du Québec. Depuis sa fondation en 2002 il a connu une ascension fulgurante qui ne cesse d’étonner! Il a réalisé plus de 1500 concerts sur 5 continents, a fait paraître 8 albums et été récipiendaire de nombreux prix prestigieux dont un Grand Prix du disque Charles Cros (France), deux prix Juno (Canada) ainsi qu’il a été primé Artiste de l’année tant dans les réseaux North American Folk Alliance que celui des Prix de Musique Folk Canadienne! Ses qualités d’interprète, d’arrangeur et de composition tout autant que sa très forte présence scénique empreinte d’une profonde générosité sont dorénavant reconnues à l’échelle mondiale.

Aujourd’hui formé des chanteurs et multi-instrumentistes Nicolas Boulerice, Simon Beaudry (depuis 2003), Olivier Demers et Réjean Brunet (depuis 2007) le groupe interprète des œuvres tirées du répertoire traditionnel ainsi que des compositions originales. Une musique qui, sans aucun doute, est bien de son temps.

RR: Quel est votre nom, âge (les dames ne sont pas obligées de répondre!), votre ville d’origine ainsi que celle où vous habitez maintenant? Pourquoi avez-vous choisi d’y résider?

Le Vent du Nord c’est Olivier Demers qui vient de Montréal, Simon Beaudry qui est de Lanaudière, Réjean Brunet et Nicolas Boulerice qui viennent de la vallée du Richelieu. Nous sommes tous les quatre près de la quarantaine…et en pleine forme! ha ha.

Nous habitons tous dans nos régions respectives, sauf Réjean qui habite L’Assomption depuis une dizaine d’années.

vent du nord live 16 jan CCA Glasgow

CCA Glasgow, janvie 2015

RR: Depuis combien de temps faites-vous de la musique? Parlez-nous de votre carrière en notant les moments clés, qui vous sont importants.

VdN: Nous sommes tous dans la musique depuis l’enfance. Soit dans une famille de mélomanes ou encore de musiciens. Sur la route depuis 13 ans, le groupe a eu la chance de faire environ 1400 concerts dans une vingtaine de pays. Pendant nos huit disques et nos six spectacles, nous avons travaillé avec des collaborateurs comme les metteurs en scène, Michel Faubert, Michel Rivard et Bori ainsi que des plusieurs artistes de Suède, d’Écosse, d’Iran, de la Louisiane, d’Irlande, etc. Le groupe a aussi présenté, en France, aux États-Unis, au Canada et au Québec, un concert symphonique arranger par l’arrangeur américain, Tom Myron.

RR: Quel est votre instrument préféré? Comment décrieriez-vous la relation que vous avez avec cet instrument.

Nicolas : Je suis particulièrement amateur d’instruments à bourdons comme Le uilleann pipe et la vielle. Pour moi, les sons de ces instruments chantent comme le vent et sonnent comme sortant du ventre de la terre.

Simon : Je suis un amateur d’instruments à cordes. Depuis ma naissance, je suis entouré d’instruments à cordes (guitare, violon, mandoline) pincés ou piqués joués par mes grands-pères, oncles, frère et amis de la famille. C’est une histoire de famille élargie.

Réjean : Je joue de plusieurs instruments dont le piano, la basse, l’accordéon diatonique, la guimbarde et chacun de ses instruments ont des particularités et sonorités différentes alors je pourrais dire que j’aime tous ces instruments.

Olivier : Bien que je joue principalement du violon (que j’adore!!) avec Le Vent du Nord, les guitares me fascinent depuis toujours. J’aime les différents timbres, styles (acoustique, classique, électrique, baryton, slide guitare, mandoloncelles, etc.) et chaque instrument m’inspire d’une façon différente. Je collectionne en quelque sorte ces beaux instruments.

vent du nord live 18 nov Mundial Montreal

au Mundial Montreal en novembre 2014 (Photo André Chevrier)

RR: Est-ce qu’un enseignant en particulier vous a guidé dans votre apprentissage de cet instrument?

Nicolas : Comme la vielle est très rare en Amérique, j’ai surtout appris par moi-même. Par contre, j’ai aussi étudié la musique et parallèle à mon apprentissage de l’instrument.

Simon : Mon père m’a appris mes premiers accords de guitare. Mon frère s’est occupé du perfectionnement!

Réjean : J’ai appris en écoutant et regardant différents musiciens en premier mes parents, oncles et autres musiciens amateurs et professionnels.

Olivier : Un professeur à l’école secondaire (de 15 à 17 ans) m’a beaucoup appris et guidé dans ce processus de devenir un musicien professionnel. Je crois qu’il croyait en moi et je l’ai senti. Il est malheureusement décédé lorsque j’avais 18 ans.

live 30 aout 2014 Tonder Festival DK august 2014 Credit Jens Th

au Tonder Festival DK Août 2014 (Photo Jens Th)

LA CRÉATION

RR: Comment composez-vous? Est-ce que vous recherchez un lieu ou un état d’esprit lorsque vous composez? Est-ce beaucoup de travail pour vous que de finaliser une chanson?

Nicolas : Chaque chanson provient du désir de raconter une histoire. Historique ou romantique, le travail se fait souvent sur des années pour arriver la présenter au groupe.

Simon : Je compose plutôt des mélodies pour accompagner un texte déjà écrit par d’autres. Plus du type mélodie simple. Facile et rapidement arrangé rendu en groupe. Question de faire l’équilibre d’avec les compos de Nico! Haha !

Olivier : Je vais en quelque sorte à la pêche! Je prends des guitares plusieurs fois par jour pour 5-10 minutes ou plus si je tiens quelque chose (!) pour titiller l’inspiration!! Et ce chaque jour lorsqu’on est à la maison. Je compose ainsi depuis que j’ai 15 ans.

vent du nord

RR: À qui chantez-vous (ou jouez-vous) une nouvelle chanson pour la première fois? À quel point l’avis de votre entourage est-il important dans les premiers moments de la création d’une pièce?

VdN: Directement lors de nos rencontres pré-enregistrements. Nous sommes nos premiers critiques… implacables !

Olivier : Oui! Ça passe ou ça casse!!!

De laquelle de vos chansons êtes-vous le plus fier? Pourquoi?

Nicolas : Le diable et le fermier : parce qu’elle servait une cause importante et totalement d’actualité.
Simon : Écris-moi : Une chanson qui a « marqué » les fans. Ça en prend !
Olivier : Ma suite de Petits rêves car ce sont généralement des pièces que je joue à la guitare!!!

Les voici:

 

RR: Êtes-vous moins intéressé(e) à interpréter certaines de vos anciennes chansons? Pourquoi?

VdN: Parfois, je crois que nous avons tous besoin de tenter du nouveau répertoire, et ce, même si les chansons nous plaisent toujours. En faisant au-delà de 100 concerts par années, nous avons parfois envie de changement.

Réjean : Il y a des chansons qui ne peuvent pas se faire en spectacle pour la simple raison qu’après 8 albums on ne peut pas interpréter tout. Mais généralement lorsque nous travaillons sur un nouveau spectacle son contenu est environ 75 % du nouveau le plus récent.

vent du nord live 18 juin astral

À L’Astral, juin 2015 (Photo Guillaume Morin)

RR: Avez-vous déjà composé ou interprété de la musique complètement différente que celle pour laquelle on vous connaît?

Nicolas : J’ai joué du jazz, de la chanson, du rock, du country … là où il y a du rythme et des mots !!

Simon : J’ai étudié le jazz, mais joué très peu. Sinon j’ai composé et joué de la musique beaucoup plus pop avant mon arrivée dans Le Vent du Nord. Enregistré quelques démos sans plus. Également pendant plusieurs années, j’ai parcouru les bars de ma région en chansonnier.

Olivier : Le Cirque du Soleil, les bars et sa musique country, le jazz contemporain, le chant choral, la musique de chambre et la musique pop ont tour à tour rempli mes journées avant que la musique traditionnelle ne prenne tout mon temps il y a maintenant presque 15 ans!

La Fete de Marquette Orton Park Festival 2015 (Photo John Connell)

La Fete de Marquette Orton Park Festival 2015 (Photo John Connell)

RR: Comment se passe l’enregistrement de vos chansons? Travaillez-vous avec des complices, musiciens ou ingénieurs du son, ou seul?

VdN: Nous travaillons en équipe. Nous sommes notre propre réalisateur, alors nous sommes nos premiers juges, critiques et complices durant le processus d’enregistrement. Notre technicien de son est aussi dans le travail avec nous. Lui qui nous connait depuis très longtemps maintenant.

Réjean : Lorsque le temps est venu d’enregistrer un nouvel album, nous avons une bonne idée du résultat désiré ce qui simplifie beaucoup le travail en studio. Il arrive parfois d’ajouter des pistes ou modifier quelques chansons, mais habituellement on se tient à la version qui a été travaillée en répétitions.

Olivier : Nous nous connaissons assez pour savoir où on peut aller pour que l’enregistrement se passe bien et où on doit pousser pour se donner des défis comme musiciens. Je dirais qu’avec l’expérience, nos albums ont été pour la plupart bien reçus par le public et par les critiques.

RR: Parlez-nous de votre plus récent album. Qu’en pensez-vous? Comment s’inscrit-il dans votre cheminement de carrière?

VdN: Nous croyons que c’est le plus réussi de la liste. Un son plus ouvert et on peut sentir une belle liberté de mouvement, tant dans les arrangements que les interprétations.

Olivier : Au point de vue sonore, c’est vraiment un grand pas en avant avec des prises de son de « room » en plus des prises rapprochées. La troisième dimension est vraiment sur ce disque tandis que sur nos disques précédents, on sent seulement du stéréo plat.

vent du nord travail studio

En studio, nov 2014

L’INTERPRÉTATION

RR: Est-ce que des auteurs écrivent spécifiquement pour vous, ou choisissez-vous plutôt parmi des chansons existantes?

VdN: Nous sommes ouverts à tout. Parfois, les créations sont totales, par ailleurs nous aimons travailler avec le plus de répertoires traditionnels possible. Aussi, pour la première fois sur notre dernier album, nous avons travaillé avec les auteurs-compositeurs extérieurs au groupe.

RR: Qui vous conseille sur le choix des chansons à interpréter?

VdN: Nous-mêmes !

Voici quelques-unes des chansons du Vent du Nord.

 

LA SCÈNE

RR: Quelle est votre relation avec la scène? Est-ce un pur plaisir ou un stress?

Nicolas : En général, nous y sommes vraiment à l’aise. Après autant de concerts, le contraire serait inquiétant !

Simon : Nous sommes quatre personnalités très différentes sur scène comme dans la vie. Je crois que c’est une des raisons pourquoi nous rejoignons un public très large.

Réjean : Ce que j’aime de la scène c’est de partager cette musique qui nous passionnent tous, de faire découvrir notre musique traditionnelle qui nous définit en tant que Québécois. Le groupe sur scène déploie une énergie positive et une convivialité contagieuse alors c’est une expérience qui laisse un sourire et une bonne humeur. Je suis touché par des gens du public qui me donnent le plaisir qu’ils ont eu à nous découvrir ou nous redécouvrir.

Olivier : Pour moi la scène fut un apprentissage à long terme!!! Je me suis senti plus confortable en studio, et ce, depuis le début de ma carrière musicale. La scène est désormais une grande joie, mais il a fallu des années pour m’y sentir vraiment bien. Je crois aussi que la musicalité du groupe en spectacle est beaucoup plus mature et constante à chaque spectacle, ce qui me rend moins nerveux.

vent du nord live 17 jan The Old Fruitmarket

The Old Fruitmarket Janvier 2015

RR: Racontez-nous le plus beau moment sur scène que vous avez vécu.

VdN: Après 13 ans, il y en a eu plusieurs… Un qui ressort du lot est certainement notre concert de 10e anniversaire joué dans une salle comble au Royal Concert Hall à Glasgow en Écosse. Plusieurs amis musiciens d’un peu partout (Écosse, Irlande, Suède) sont venus se joindre nous pour interpréter de notre répertoire. À la fin du spectacle, et ce fut vraiment une surprise, quelques musiciens sont allés chercher un gâteau pendant le salut et les 1800 personnes se sont mis à chanter « Happy Birthday » ! Soirée fantastique que nous n’oublierons jamais.

Réjean : Les spectacles symphoniques ou avec cordes sont des spectacles qui sont très intenses pour nous comme pour le public.

vent du nord norvege Sandbakken

À Sandbakken, en Norvège (Nov 2015)

RR: Que préférez-vous : les petites scènes intimes ou les grands formats? Jouez-vous, agissez-vous différemment?

VdN: Nous avons eu pendant plusieurs années une « phobie » des grands espaces. Difficile de ne pas perdre ses repères sur une scène format géant. Avec les années et l’expérience, nous sommes parvenues à les apprivoiser. Je crois qu’aujourd’hui, on se positionne plus comme sur une petite scène et nous n’en sommes que plus confortables. Les petites scènes permettent par contre plus d’interactions et de moments spontanés, ce qui rend le spectacle plus vivant.

vent du nord live 17 jan The Old Fruitmarket

The Old Fruitmarket, Janvier 2015

RR: La vie en tournée se passe comment pour vous?

VdN: À 90 % à l’extérieur du Québec ! Nous avons la chance d’avoir une excellente équipe qui s’occupe de nous donner de bonnes conditions de tournée. La chimie entre nous est très bonne. On passe énormément  de temps ensemble et on s’endure encore très bien malgré toutes ces années de tournées. On se connaît très bien ainsi que les limites de chacun qu’on essaie de ne pas trop dépasser. Quoique parfois c’est bien amusant de jouer un peu avec la limite des collègues !

RR: On entend souvent parler de musiciens qui faisaient déjà des concerts devant leur famille, très jeunes. Est-ce votre cas? Racontez-nous vos débuts, votre premier concert.

Simon : Non. J’ai toujours été quelqu’un d’assez réservé et gêné. Je n’ai jamais aimé ça me donner en spectacle. Il fallait que ma mère me harcèle longtemps avant que sorte ma guitare. Surtout devant un petit groupe. J’ai toujours eu de la difficulté avec trop de proximité et d’attention. Même chose lors de concert intimiste où les gens assis dans la première rangée me touchent presque … Très difficile de garder de resté concentré.

vent du nord live 18 juin

Juin 2015 (Photo Guillaume Morin)

Réjean : Mes premières représentations ont été bien sûr devant mes parents et famille, ensuite devant public en récital, et ce dès l’âge d’environ 10 ans. Des petites représentations qui m’ont donné le goût de la scène.

Olivier : J’ai toujours fait des spectacles pour mes parents avec ma soeur et mon frère, du plus loin que je puisse me souvenir! je crois qu’à 3-4 ans, on faisait déjà des pièces de théâtre avec des costumes et des décors en coussin et en draps, des pauses musicales au piano et à la flute qui accompagnaient des chansons composées rigolotes!! J’imagine maintenant mes parents qui devaient trouver ces scènes plutôt cocasses! Par la suite, les petits récitals furent plus sérieux de 6 à 10 ans au piano, de 10 à 15 ans au violon et de 15 à 20 ans dans les bars à jouer du rock à la guitare!

vent du nord guitariste

(Photo Guillaume Morin)

L’INDUSTRIE

RR: Par qui êtes-vous entouré? Que vous amènent ces personnes concrètement ou moralement?

Réjean : Les gens qui m’entourent ne sont pas que des musiciens. Plusieurs d’entre eux sont des gens qui ne sont pas dans l’industrie de la musique. Je crois que c’est une bonne chose d’avoir des gens qui ne sont pas reliés à ce monde, qui est quelque peu différent. Ça me permet d’être connecté et de voir tout cela différemment. Mes enfants et ma copine font partie de cette aventure même s’ils ne sont pas présents la plupart du temps. Au retour des tournées je prends un doux plaisir à raconter mes péripéties de tournées.

Olivier : Je ne pouvais pas me voir vivre et vieillir avec une copine musicienne, je ne sais pas trop pourquoi. Ma famille n’est pas du tout dans le domaine musical. La plupart de mes amis proches non plus. On passe tellement de temps en tournée et en organisation du groupe que c’est sain pour moi de décrocher du monde musical.

vent du nord live 17 jan The Old Fruitmarket

avant le concert The Old Fruitmarket – Janvier 2015

RR: Pouvez-vous imaginer un jour vivre une célébrité mondiale (comme celle de Céline Dion ou des Beatles)? Comment pensez-vous que vous vivriez cette expérience, ce style de vie?

Simon : Je ne crois pas que je pourrais supporter ça. Je le vivrais assez mal à mon avis. Pour bien vivre avec une telle célébrité, tu te dois de jouer le jeu du jet set et de faire beaucoup de compromis. Chose qui ne colle pas du tout avec ma personnalité. Quoique je tenterais peut-être le coup pendant une année question de remplir les coffres ! Haha !

Réjean : J’aimerais bien que plus de gens connaissent notre musique et nos chansons, pour un jour arriver à faire un peu moins de spectacles et avoir un revenu suffisant pour pouvoir passer plus de temps avec les gens qui m’entourent ainsi que de faire des économies pour mes vieux jours ….mais je ne tiens pas pour autant de devenir une célébrité mondiale.

Olivier : À mon avis il n’y a pas grand monde qui peut supporter une telle vie. Je n’aimerais vraiment pas connaitre les désagréments du « star-système ». Je crois que comme Réjean dit, il y a une différence entre continuer ton métier avec un certain avancement (ratio nombre de spectacles / revenus) qui est souhaitable et connaitre un succès planétaire et faire de toi une vedette. Non merci pour moi!!

vent du nord live 16 jan CCA Glasgow

RR: Y voyez-vous des avantages?

Simon : Très peu en fait.
Olivier : On est déjà tellement occupé, je n’imagine pas les grandes vedettes…

RR: Est-ce l’un de vos objectifs?

Simon : Non. Dans l’industrie où l’on joue, on risque d’être très déçu si l’on vise une pareille célébrité.

Réjean : Mon objectif est de continuer à faire ce métier plusieurs années encore et d’être capable d’en vivre, tout en gardant une belle atmosphère entre nous.

Olivier : J’ai l’impression que le vedettariat vient aussi avec des carrières courtes, et ce, pas volontairement, tandis que nous pouvons espérer continuer les nôtres relativement longtemps, jusqu’à ce que nous n’en pourrons plus en fait!!!

vent du nord live 17 jan The Old Fruitmarket

RR: Avez-vous déjà rencontré, côtoyé quelqu’un qui avait atteint ce niveau de célébrité? Est-ce que l’image qu’on se fait de cette vie et la réalité sont bien différentes?

Simon : Oui, je connais quelqu’un de très connu. Je n’ai jamais idolâtré ce genre de vie, mais ça me confirme que c’est bien l’image que j’en avais. Même quand tu restes très humble avec cette célébrité, il devient très difficile d’avoir une vie privée chez vous…

RR: On entend souvent que les artistes sont font flouer par l’industrie. Avez-vous déjà vécu une expérience négative de ce genre?

VdN: Non. Pour la simple et bonne raison que nous gardons et avons toujours gardé un œil très attentif à ce qui se passe dans notre business et travaillons jusqu’à ce jour avec des gens honnêtes et passionnés.

vent du nord new jersey

Au New Jersey – novembre 2014

VOS PRÉFÉRÉS

Sur une île déserte, vous emmèneriez ces 5 albums (pas plus).

Olivier : Mes choix seraient:

Daniel Lanois, Shine
La mistrine de La bottine souriante
Nordan, Ale Moller et Lena Willemark
Daniel Lanois, Belladonna
Paul Motian trio, Live at the Village Vanguard

Playlist!

 

RR: Quel est le tout premier album que vous avez acheté avec votre propre argent?
Olivier : Paul Piché live au Spectrum sur vinyle

RR: Votre meilleur souvenir d’un concert auquel vous avez assisté?
Olivier : L’apparition de Gilles Vigneault lors d’un grand concert de la St-Jean-Baptiste il y a au moins 20 ans

RR: Avec quels musiciens aimeriez-vous collaborer?
Olivier : Dans mes rêves : Daniel Lanois, Bill Frissell, Caoimhín Ó Raghallaigh, Ale Moller et plusieurs autres!

Merci messieurs!

Quelques liens pour poursuivre votre exploration de ce groupe.

Page Facebook 
Lien iTunes pour achat en ligne
Lien vers calendrier des prochains concerts
Page Bandcamp

Pour ne rien manquer – albums et concerts –  de Vent du Nord, consultez leur (très beau) site internet en cliquant ci-dessous.

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About The Author

Nicolas Pelletier
Fondateur et rédacteur en chef
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Mélomane invétéré et rédacteur agréé, Nicolas pratique la critique en mode olympique: il parle de tout, tout le temps, depuis 1991. Il a publié 4 500 critiques de disques et concerts dont 1100 chez emoragei magazine et 600 sur enMusique.ca, dont il a également été le rédacteur en chef de 2009 à 2014. Nicolas a publié "Les perles rares et les grands crus de la musique" en janvier 2013, un ouvrage de 1250 pages en deux tomes.