On vous parle aujourd’hui de Liam Finn, même si son album, son premier en solo, est sorti en Amérique en janvier 2008, puisque plusieurs l’ont (re)découvert alors qu’il assurait la première partie du concert d’Eddie Vedder, célèbre leader de Pearl Jam qui tournait en solo en sol nord-américain en 2009.

Liam est le fils aîné de Neil Finn, l’un des musiciens les plus respectés de Nouvelle-Zélande et dont les groupes Split Enz et Crowded House ont connu des succès critiques et populaires importants durant les années 80. Liam, né en 1983, travaille surtout en tant que multi-instrumentiste solo, « loopant » lui-même ses séquences musicales pour construire ses chansons, comme Joseph Arthur le fait régulièrement. Il y a peut-être une touche d’Arthur dans ce que fait Liam Finn (Lead Balloon, plus rock que les autres), mais sa musique est beaucoup plus douce et pop que celle du New-Yorkais (Better to Be).

 

Sans être trop bonbon, la pop de Liam Finn s’apparente à celle de Matthew Sweet, et peut-être aussi de Daniel Bélanger. Comme chez ces deux autres auteurs-compositeurs-interprètes, le talent mélodique est évident, mais en même temps assez développé pour ne pas tomber dans la facilité. Sa musique est marquée par de très douces mélodies (Fire in Your Belly) où l’on sent parfois une poésie trahissant sa jeunesse. La musique étant très variée et de bon calibre, on passe tout de même du très bon temps en compagnie de Liam Finn.

L’album a été enregistré au studio du paternel, les Roundhead Studios à Auckland, en Nouvelle-Zélande. Liam Finn y joue pratiquement de tous les instruments et a réalisé l’opus. Matt Eccles y joue un peu de batterie ici et là, papa Neil de la basse sur la chanson-titre et Connan Hosford de l’autoharp sur cette même chanson. Liam est né en 1983 en Australie et a déménagé avec sa famille dans l’île voisine, lorsqu’enfant. Avant de se lancer en solo, il menait le groupe Betchadupa.

liam-finn

LIAM FINN
I’ll be Lightening
(Excelsior Recordings/Yep Roc, 2007)

-Genre : Upbeat pop rock
-Dans le même style que Matthew Sweet, Gus, Joseph Arthur

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Cette critique est initialement parue sur le site emoragei magazine

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Nicolas Pelletier
Fondateur et rédacteur en chef
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Mélomane invétéré et rédacteur agréé, Nicolas pratique la critique en mode olympique: il parle de tout, tout le temps, depuis 1991. Il a publié 4 500 critiques de disques et concerts dont 1100 chez emoragei magazine et 600 sur enMusique.ca, dont il a également été le rédacteur en chef de 2009 à 2014. Nicolas a publié "Les perles rares et les grands crus de la musique" en janvier 2013, un ouvrage de 1250 pages en deux tomes.