Nous sommes allés consulter nos amis chez LONGUEUR D’ONDES pour découvrir de nouveaux artistes Français qui ne se rendent malheureusement pas facilement aux oreilles québécoises (Pourquoi, d’ailleurs? En cette heure de la mondialisation et des communications numériques, ces artistes devraient se rendre de l’autre côté de l’Atlantique aussi facilement qu’aux quatre coins de l’Hexagone… mystère).

Bref, suivant les bons conseils de Serge Beyer et son équipe, voici quelques nouveautés d’artistes Français à découvrir sans attendre!

PS: admirez la plume des auteurs de ces chroniques! On clique sur le nom de chacun pour rejoindre le texte complet. Bonne écoute!

Mademoiselle-K

MADEMOISELLE K
Sous les brûlures l’incandescence intacte
(Kravache, 2017)

On sent la souffrance traversée et toutes ses tripes posées dans le panier pour repartir de zéro, une vraie remise en question.(…) Sous les brûlures, il semblerait que la lumière créatrice opère à merveille. L’incandescence est là, perceptible sur chacun des morceaux, la fureur communicante et la générosité, elles, n’ont pas changé. (Kamikal)

 

Jules-Nicolas

NICOLAS JULES
Crève-silence
(Autoproduit, 2017)

C’est une histoire d’ambiance ratée, de longue marche dans la nuit, d’amour qui s’éloigne mais aussi d’espoir et d’attente. Crève silence, place à la parole, le vide oral n’est plus accepté. La voix vaporeuse et poétique embaume l’atmosphère. L’homme mène un combat intérieur pour tenter d’enterrer cette histoire amoureuse qui lui colle au train. (Céline Magain)

 

Camille

CAMILLE
Ouï
(Because Music, 2017)

Sa voix légère, souvent écrasée par un arrangement instrumental lourd et sombre, expérimente de nouvelles mélodies qui semblaient jusqu’ici alors inconnues. Au programme : onomatopées, assonances, chants traditionnels, simili-beatbox, juxtapositions de voix et polyphonie lyrique. (JD Manso-Peters)

 

Nicolas-Paugam

NICOLAS PAUGAM
Boustrophédon
(Microcultures / Differ-Ant, 2017)

Tout est enchantement dans ce disque, la richesse harmonique, l’écriture ludique et savoureuse, un chant plus maîtrisé qu’auparavant qui évite pour l’essentiel les dissonances. (Alain Birmann)

 

Lojo

LO’JO
Fonetiq Flowers
(PIAS, 2017)

Enregistré aux quatre coins du monde — Corée du sud, Géorgie, États-Unis, Bénin, Mali… ­— et peaufiné avec le producteur Jean Lamoot (Alain Bashung, Noir Désir, Salif Keita, etc.), c’est un disque dont les nappes serpentent entre des textes remplis de néologismes. (…) Venues de-ci, de-là, sans réel fil conducteur, ces treize chansons forment pourtant un beau bouquet, métissé, gracieux, mais parfois plein d’épines. (Bastien Brun)

 

bessa

BESSA
De l’homme à l’animal
(Elektra France, 2017)

Dès le premier morceau le cœur est touché. Sur le fil de sa voix suave, sensuelle et pleine, la pétillante Marseillaise dévoile, suggère, caresse, oscille entre le grave et le tendre. Un moment suspendu, inspiré, hors de la pesanteur. (Anne Cordenie)

 

Malik-Djoudi

MALIK DJOUDI
Un
(La Souterraine, 2017)

Une guitare spacieuse, quelques petits éléments rythmiques électroniques et un fond de basse ou de synthé viennent décorer son univers minimaliste et tapisser ses mélodies fragiles et délicates. Et puis derrière, il y a sa voix, douce et aiguë, subtilement posée avec sensibilité sur des textes qu’il écrit désormais en français. (Émeline Marceau)

 

Spectateur

SPECTATEUR
Their dreams
(Autoproduit, 2017)

Un album qui emporte l’auditeur sur un périple musical singulier, alliant autant d’influences worldbeat à d’autres éléments typiquement urbains. Une fresque sonore contemporaine des plus réussies et envoûtantes. (Pascal Deslauriers)

 

Lou

LOU
Le seul moment
(ADCA, 2017)

Blessures à fleur de claviers, chant parfois murmuré, mélodies élégantes, évanescentes, douleurs et espoirs mêlés ; on plonge dans son univers comme au ralenti, on s’immerge de ses notes, on s’enlace de ses mots… (Serge Beyer)

 

ALGORYTHMIK

ALGORYTHMIK
Topos
(ARK, 2017)

Une tension obscure pèse sur le disque, mais n’enlève en rien le potentiel groovant des morceaux qui ont le don de nous tenir en haleine, sans réellement nous essouffler : l’album est trop court pour vivre une vraie expérience hypnotique. (JD Manso-Peters)

 

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About The Author

Serge Beyer
Collaborateur amical

Le fondateur et directeur du magazine Longueur d’Ondes est avant-tout un inlassable passionné de musique. Depuis 1982, la revue s’est spécialisée dans les scènes émergentes, les artistes autoproduits et essentiellement francophones. Serge visite les festivals de musique québécois depuis plus de 20 ans.