Son Little chante avec son cœur. Le gars fait du soul bien senti. Bien électrifié aussi. Entouré d’un solide band blues rock, ce chanteur de Philadelphie, fils de preacher, mord dans chacun des mots de ses chansons qui s’inscrivent dans le mouvement néo-soul qu’on voit depuis l’arrivée des Michael Kiwanuka, Leon Bridges, Lee Fields et Charles Bradley. Un autre héritier des Sam Cooke, Otis Redding et Ben E King de ce monde. Et c’est une bonne chose!

Son Little souffre. Des histoires de cœur dans ses chansons, certainement, mais aussi dans la vie. Il souffre de voir comment les Noirs sont traités dans son pays. Au lendemain du décès d’un autre jeune afro-américain dans une altercation avec des policiers Blancs en Louisiane, il portait un t-shirt avec l’inscription artisanale #AltonSterling du nom de cette nouvelle victime.

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Si la référence n’a pas été aussi évidente pour le public montréalais (« You guys dont have these kinds of killings here? That’s great. » a-t-il dit en voyant la réaction plutôt perplexe de la foule, un peu découragé de la situation raciale aux États-Unis, le public a apprécié son authenticité, la beauté de sa voix, son énergie à chanter le soul. Gageons que Son Little a gagné quelques fans ce soir.

Pour en savoir plus sur Son Little, qu’on a entendu collaborer avec The Roots, RJD2, et la grande Mavis Staples, voici une critique de son premier EP.
SON LITTLE jouait au Métropolis de Montréal, le 6 juillet 2016, dans le cadre du Festival international de Jazz de Montréal, en première partie de Lord Huron.

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Photos exclusive par Nico Pelletier, RREVERB, tous droits réservés

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Nicolas Pelletier
Fondateur et rédacteur en chef
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Mélomane invétéré et rédacteur agréé, Nicolas pratique la critique en mode olympique: il parle de tout, tout le temps, depuis 1991. Il a publié 4 500 critiques de disques et concerts dont 1100 chez emoragei magazine et 600 sur enMusique.ca, dont il a également été le rédacteur en chef de 2009 à 2014. Nicolas a publié "Les perles rares et les grands crus de la musique" en janvier 2013, un ouvrage de 1250 pages en deux tomes.