Si vous aimez la musique, vous ne pouvez faire autrement que d’halluciner en écoutant ce dynamique trio de virtuoses! Et ce, même si vous n’êtes pas féru en jazz. C’est tellement beau de voir aller ces trois hommes dans la quarantaine contrôler aussi bien leurs instruments, et créer une telle synergie entre eux!

The Bad Plus a offert une époustouflante prestation ce soir au Gésù, dans le cadre du Festival de Jazz. Chacune des pièces interprétées durant les quelque 75 minutes de leur concert comportait des moments enlevants, parfois habilement intenses, parfois entraînants, mais toujours extrêmement fascinants à observer. Un plaisir autant pour les yeux que les oreilles tellement ces artistes du geste maîtrisent leur art.

The Bad Plus

Anderson et King (photo Frédérique Ménard-Aubin)

Les trois musiciens de The Bad Plus sont tous différents, et complémentaires, probablement. Le batteur Dave King est un monstre à la batterie qui puise de son modeste instrument (deux cymbales, trois tambours, le hi-hat et la grosse caisse) une quantité phénoménale de sons et de variations. Chaque geste est calculé, chirurgicalement précis. Chaque geste. Pour un batteur, c’est immense!

Pince-sans-rire, et “animateur” de la soirée, le contrebassiste (et souvent principal compositeur) Reid Anderson est moins remarquable au premier abord, mais son jeu se moule complètement à celui de ses deux complices, combinant rythme et mélodie.

Le pianiste Ethan Iverson est le plus obscure des trois. Plus nonchalant, plus lointain, il semble moins à l’aise sur une scène que les deux autres. Tout aussi nuancé que le batteur King, il demeure une coche moins spectaculaire que son complice.

The Bad Plus

(photo: Nico Pelletier)

Les trois sympathiques compères, originaires de Minneapolis, qui forment The Bad Plus depuis l’an 2000 ont eu l’amabilité de venir rencontrer leur public après le concert, et d’échanger un peu, prendre quelques photos et quelques compliments en personne, de la foule ravie!

Vraiment super!

 

THE BAD PLUS jouait au Gésù, dans le cadre du Festival International de Jazz de Montréal, le jeudi 29 juin 2017.

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Nicolas Pelletier
Fondateur et rédacteur en chef
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Mélomane invétéré et rédacteur agréé, Nicolas pratique la critique en mode olympique: il parle de tout, tout le temps, depuis 1991. Il a publié 4 500 critiques de disques et concerts dont 1100 chez emoragei magazine et 600 sur enMusique.ca, dont il a également été le rédacteur en chef de 2009 à 2014. Nicolas a publié "Les perles rares et les grands crus de la musique" en janvier 2013, un ouvrage de 1250 pages en deux tomes.