C’est un concert en deux temps, représentant bien la variété de leur répertoire qu’a présenté Calexico au Théâtre Corona ce soir, 3 juin 2015. Alors que l’été est encore timide à Montréal (à peine 18 degrés aujourd’hui, le plus chaud qu’on a connu cette semaine…), la belle dose de soleil mexicain qu’a amené Joey Burns et sa bande était fort apprécié.

Contrairement à son dernier passage, à Osheaga en 2012, Burns et le batteur John Convertino, deux derniers membres de la formation originale, se sont mieux entourés et ont ajouté plusieurs musiciens: ils étaient sept sur scène, dont trois latinos (Sergio Mendoza, Jairo Zavala et Jacob Valenzuela), aux trompettes, percussions, piano, accordéon, cylo et guitare slide, ce qui amena une très belle couleur estivale. Le multi-instrumentiste Martin Wenk et le bassiste Ryan Alfred complétaient le compte.

Mais dans un autre esprit, les plus récentes compositions de Burns sont beaucoup plus empreintes de mélancolie dans un moule plus standard de ballades folk pop (When Angels Sing). Moins intéressantes…

Un beau moment: Joey Burns salue les Barr Brothers, avec lesquels Calexico a récemment tourné appréciant le groupe “that go so deep”, puis fait un clin d’oeil à feu Lhasa de Sela, une amie commune avant d’entreprendre une pièce plus sombre de leur répertoire.

La soirée s’est terminée dans des airs de fête, explosifs et entraînants, un party latin, reggae, folky qui a littéralement fait décoller le public du Corona. Calexico avait besoin de terminer en force pour nous rappeler leurs meilleurs moments, en espérant que de nouveaux arriveront plus tôt que tard.

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Nicolas Pelletier
Fondateur et rédacteur en chef
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Mélomane invétéré et rédacteur agréé, Nicolas pratique la critique en mode olympique: il parle de tout, tout le temps, depuis 1991. Il a publié 4 500 critiques de disques et concerts dont 1100 chez emoragei magazine et 600 sur enMusique.ca, dont il a également été le rédacteur en chef de 2009 à 2014. Nicolas a publié "Les perles rares et les grands crus de la musique" en janvier 2013, un ouvrage de 1250 pages en deux tomes.