Mon coup de coeur musical de l’année 2016 n’est pas très audacieux, même que certains le trouveront très « mainstream », mais je me dois tout de même de le donner à MUSE et sa tournée Drones Tour.

Entreprendre 2016 avec un groupe au sommet de sa forme fut un réel bonheur!

Oui, le trio anglais fait du rock très gras.
Oui, les membres de ce groupe se voient probablement plus grands que nature.
Vrai également que les textes de MUSE sont souvent pompeux, voire messianiques.
Par contre, il y a peu d’artistes présentement capables de nous en offrir autant pour notre argent.

La tournée Drones Tour, qui s’arrêtait à Québec et Montréal en début d’année, donnait dans l’excès; de décibels, de lumières, de lasers, d’effets visuels et évidemment… de drones (immenses). La mise en scène très militarisée donnait à tout ceci un ton quasi apocalyptique.

La précision et l’exactitude étaient au encore une fois au rendez-vous, comme lors des dernières visites de MUSE et c’est exactement ce que j’apprécie le plus avec ce groupe.

Les membres de la formation sont de véritables chirurgiens du rock, qui nous donnent exactement ce à quoi on s’attend. Pas d’improvisation ratée, pas de chansons métamorphosées, que des pièces jouées à la perfection, accompagnées de la voix de Matt Bellamy, qui de toute évidence en prend bien soin. Celui-ci reproduit fidèlement sur scène les périlleuses voix de tête que l’on retrouve dans plusieurs de ses chansons. Il sait également tenir la note sans difficulté.

Que ce soit Bellamy au piano et à la guitare, Chris Wolstenholme à la basse ou Dominic Howard à la batterie, un show de MUSE est généralement réglé au quart de tour. Si le groupe joue une chanson que vous aimez, vous ne serez pas déçu, car la version live sera pratiquement identique à la version album.

J’ai assisté à l’une des deux prestations au Centre Bell et je confirme qu’encore une fois, le trio a respecté son matériel et son public en livrant la marchandise comme de véritables pros. Il fait bon de voir des artistes qui ont encore ce souci du travail bien fait. Pas de discours interminables sur scène, juste des chansons interprétées rondement par des gars qui ne veulent pas décevoir les gens dans la salle.

Une mise en scène spectaculaire à souhait avec des écrans translucides, des drones qui descendaient du plafond et se promenaient au-dessus de la foule, des projections hallucinantes et une scène pleine longueur avec une section rotative.

Le volume dans le tapis, c’était la totale!

 

Voyez ici, en HD, une version « grand festival » de ce spectacle. À écouter/regarder sans retenue, surtout la pièce The Globalist à 1h11m et des poussières…

Consultez notre section “Revue de l’année 2016” pour connaître les choix de nos mélomanes chroniqueurs.

 

Réagissez à cet article / Comment this article

commentaires / comments

About The Author

Alexandre Daneau
blogueur RREVERB

Dès son plus jeune âge, Alexandre s’intéresse à la musique et se procure tous les 45 que son petit argent de poche le lui permet. Au fil des ans, il développe un intérêt particulier et certain pour la musique en provenance des îles Britanniques. “Dan”, pour les intimes, se déniche un emploi chez l’un des grands distributeurs nationaux et se plaît immédiatement dans l’industrie de la musique. Il met la main à la pâte et s’implique encore plus concrètement dans le processus de mise en marché d’artistes nationaux et internationaux chez un label. Il travaille pendant plus de 6 ans en tant que rédacteur pigiste et gestionnaire de communauté à la section musique de l’un des grands portails canadiens.