Qui a dit qu’on ne pouvait être sexy passé 40 ans… Oh, c’est vilain de dévoiler l’âge des dames, mais que voulez-vous, c’est la carte que joue Kinnie Starr, cette chanteuse de hip-hop pop originaire de Calgary née au début des années 70 (on va rester vague…). Elle va jusqu’à poser nue sur la pochette de son nouveau disque (voir ci-dessous).

Son nouvel opus, intitulé « Kiss it » est déjà son 7e en carrière. Il n’est malheureusement pas vraiment intéressant. Son chant est assez linéaire (pour ne pas dire « flat ») et la musique n’est jamais vraiment captivante ni entraînante. La pièce titre contient des petits claviers « cheap » et tout l’album manque de punch et de humpf.

 

Kinnie Starr joue souvent la sensualité (Winter, Body Like a Queen), mais les moments les plus intéressants sont ceux où la basse fuzze un peu plus (We Should Go Back), parce qu’autrement, sa musique sonne plus creuse que celle de Peaches. Sa Mean Machine ne fait pas peur à personne…

Rien à voir avec son excellent passé, folk intense à la Feist, qu’on aimait bien:

 

Dommage.

Dès 1997, Kinnie Starr faisait partie de la tournée Lillith Fair, représentant fièrement les peuples autochtones canadiens (son père est Mohawk) et affichant publiquement sa bisexualité, la rendant populaire auprès des milieux homosexuels.

kinnie starr kiss it

KINNIE STARR
Kiss It
(Aporia, 2013)

Lien vers l’achat en ligne (iTunes)
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Nicolas Pelletier

Mélomane invétéré et rédacteur agréé, Nicolas pratique la critique en mode olympique: il parle de tout, tout le temps, depuis 1991. Il a publié 6 000 critiques de disques et concerts dont 1100 chez emoragei magazine et 600 sur enMusique.ca, dont il a également été le rédacteur-en-chef de 2009 à 2014. Il publie “Les perles rares et grands crus de la musique” en 2013, et devient stratège numérique des radios de Bell Média en 2015, participant au lancement de la marque iHeartRadio au Canada en 2016.