Samedi à Osheaga 2014 était une journée où le rock était à l’honneur! Celui ou celle qui avait envie de voir des musiciens qui ne font pas dans la demi-mesure allait être servie(e). Parmi les concerts auxquels j’ai assisté durant l’après-midi, il y avait les excellents JIMMY HUNT, COURTNEY BARNETT, WOLFREIGN. Compte-rendu.

JIMMY HUNT

Les concerts où toutes les chansons sont excellentes sont rares. À Osheaga, ça semble arriver plus souvent à la scène des Arbres où cette fois, Jimmy Hunt a livré cinquante minutes d’excellent rock, qui a fait décoller les fans présents, malgré quelques pépins techniques en début de prestation. Le bassiste Maxime Castellon a même carrément quitté la scène pour changer d’instrument! Heureusement, il est revenu quelques secondes avant Nos Corps, pour assurer le groove si essentiel, de cette chanson, à la basse.

La bande à Jimmy a opté pour une version musclée des meilleures chansons du dernier album (rien du premier, malheureusement), quitte à enterrer la voix de leur leader assez souvent. Mais ce n’était pas grave: on connaissait déjà bien les chansons de Jimmy Hunt pour pouvoir bien suivre. Mes souvenirs des excellents Dusted, sur cette même scène il y a exactement un an ressuscitaient. Rock’n’Roll Will Never Die.

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COURTNEY BARNETT

Wow! La révélation d’Osheaga 2014 jusqu’ici! En formation trio, la jeune et énergique Courtney Barnett a elle aussi laissé de côté les guitares sèches pour tout donner avec un rock endiablé, sans retenue, directement issu de la lignée Nirvana, Meat Puppets, Wye Oak. Cette fille sait rocker! Guitariste gauchère, elle s’est complètement laissé saouler par sa propre musique, enivrant la foule massée devant la toute petite scène de la Vallée.

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REIGNWOLF

Quant à lui, Jordan Cook, leader du trio hard rock Reignwolf n’allait pas faire mentir sa réputation de performeur hors pair en grimpant dès la première chanson sur sa caisse claire, hurlant dans son micro qu’il tient tout en grattant sa puissante guitare électrique. On a ici un digne héritier des Hendrix, Jon Spencer et Jack White! Le gars est une star et il le sait: il donne tout sur scène, sue de chaque centimètre carré de son corps, tout vêtu de noir, bien entendu.

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Et dire qu’il restait encore Nick Cave & The Bad Seeds et Jack White sur les scènes principales pour terminer la soirée!
Merci de rocker autant!

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Nicolas Pelletier

Mélomane invétéré et rédacteur agréé, Nicolas pratique la critique en mode olympique: il parle de tout, tout le temps, depuis 1991. Il a publié 6 000 critiques de disques et concerts dont 1100 chez emoragei magazine et 600 sur enMusique.ca, dont il a également été le rédacteur-en-chef de 2009 à 2014. Il publie “Les perles rares et grands crus de la musique” en 2013, et devient stratège numérique des radios de Bell Média en 2015, participant au lancement de la marque iHeartRadio au Canada en 2016.