Le festival Osheaga 2015 a débuté en force hier. Le site est cette année plus beau et plus accueillant que jamais et s’il n’est pas évident de venir à bout de la longue attente pour passer la sécurité, on nous attend tout juste après avec des tentes de “merch” beaucoup plus accessibles, des “food trucks” qui ne sont plus dans le chemin et des déplacements plus fluides à tous les niveaux.
Autre constatation: moins de poussière. Ça changera dans trois jours, mais pour la première journée, c’est définitivement un plus!

Et la musique?

Crédit photo: Tim Snow/Evenko

Crédit photo: Tim Snow/Evenko

Run The Jewels 
Après un premier tour de repérage du site, je suis arrivé juste à temps pour Run The Jewels. Après avoir manqué leur passage en tête d’affiche au Club Soda la soirée précédente pour une technicalité, j’étais bien content de pouvoir les attraper. Si le flow était en pleine forme, on ne peut pas en dire autant du son de la scène verte qui manquait dangereusement de “punch”. Le volume a été augmenté pour les artistes suivants, mais j’aurais bien aimé savourer pleinement la puissance des beats de RTJ. Bref, raison de plus de regretter amèrement d’avoir manqué le Club Soda. Gros bonus pour le fan qui a amené une peinture format géante du visuel du premier album, parvenant à se faire inviter sur scène en échange de celle-ci pour regarder le reste de la performance accompagné de la famille du groupe

Stars and friends
Ajoutés à a la dernière minute et plus qu’habitués du festival, ils ont livré la seule performance intégrale de leur classique Set Yourself On Fire. Le simple plaisir d’entendre toutes les versions était déjà bien, mais ajoutez à cela la présence de Murray Lightburn (The Dears), Patrick Watson, Brendan Canning et Kevin Drew (les cerveaux de Broken Social Scene) et vous aviez là un line-up pas mal incontournable. De quoi nous accrocher les oreilles jusqu’à la fin.

Crédit photo: Pierre Bourgault.

Crédit photo: Pierre Bourgault.

Thurston Moore
Le légendaire guitariste avait déjà enflammé le Studio ARTV la soirée précédente (gratuitement! qui dit mieux?) et le set list était donc sensiblement le même, durée comprise. Il avait tout de même un plaisir palpable (il est l’ultime ado éternel, après tout) à rendre ses nouvelles pièces et en a profité pour partager une nouveauté d’un album à venir déjà complété dont nous aurons eu le titre en primeur: Rock ‘N’ Roll Consciousness.

Crédit photo: Tim Snow

Crédit photo: Tim Snow

FKA Twigs
Pas inintéressant visuellement, parfaitement au point électroniquement, mais vous pouvez aussi juste mettre l’album chez vous avec un “screen saver” en arrière plan et ça fera en quelque sorte le travail. Un beau moment, mais plus passif que transcendant.

Viet Cong
Le parcours des canadiens a été sans faille depuis une année et ils ont montrés pourquoi sur une scène des arbres bien bondée. Riffs accrocheur, énergie au rendez-vous et attitude juste assez “dénonnectée” pour rappeler les belles années des punks aux tendances rock/slacker. La finale épique, avec une version de près de 20 minutes de la pièce “Death” remplie d’improvisation contrôlée, était pas mal la meilleure façon de rentrer chez soi les oreilles satisfaites.

Ne restait plus qu’à prendre une marche sur le pont Jacques-Cartier et apprécier la vue de la ville avec la musique de Florence + The Machines en arrière plan, en sentant la brise nous porter jusqu’au lit.
Le plus merveilleux dans tout ça? Les deux derniers jours s’annoncent encore mieux remplis!

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Karl-Philip Marchand Giguère

Obsessif compulsif qui classe ses albums d’abord en ordre alphabétique d’artistes, puis de parutions (avec les simples sous les albums, question de confondre encore davantage les gens qui le visitent), Karl-Philip oeuvre dans l’industrie depuis plus d’une décennie. Il a touché à tout: maisons de disques, gestion de salles de spectacle et rédaction professionnelle pour de nombreux artistes. Il assiste à de nombreux shows lorsqu’il n’est pas désespérément en train d’essayer de faire de la place dans sa bibliothèque musicale.