C’est un jazz complexe, syncopé et compliqué que nous ont servi le trio de Shai Maestro mais un jazz tripatif, jouissif et complètement déjanté, à l’Astral hier soir, dans le cadre du Festival International de Jazz de Montréal.

Les trois musiciens Israéliens ont visiblement beaucoup de plaisir à sortir des sentiers battus. Ils se défient l’un l’autre, en divagant parfois tellement qu’ils en riaient entre eux. Lors de la pièce initiale, Gal (du prénom de la jeune sœur du pianiste, elle-même bassiste en Israël), le batteur Ziv Ravitz (photo du haut) était tellement plongé dans son univers que le pianiste Shei et le contrebassiste Jorge Roeder souriaient de le voir tant en transe, se demandant presque quand serait le moment qu’il reviendrait sur Terre.

Plusieurs pièces de leur plus récent album, « The Road to Ithaca » (que je me suis procuré sur le champ), ont été interprétées : Cinema G, Paradox, Invisible Thread, en plus de Gal. J’ai hâte d’entendre les versions enregistrées, probablement très différentes.

Des musiciens haut-de-gamme, faisant du jazz de haute voltige qui est toujours possible de suivre en étant bien attentif et en gardant le rythme.

Leur exécution parfaite a rendu un jazz archi compliqué hyper accessible. C’était franchement beau à voir! Wow.

SHAI MAESTRO jouait à l’Astral, le 28 juin 2014
Dans le cadre du Festival International de Jazz de Montréal

Voici d’autres photos du concert, signées Victor Diaz Lamich (Spectra). Cliquez sur l’une d’elle pour démarrer le diaporama.

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Nicolas Pelletier
Fondateur et rédacteur en chef
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Mélomane invétéré et rédacteur agréé, Nicolas pratique la critique en mode olympique: il parle de tout, tout le temps, depuis 1991. Il a publié 4 500 critiques de disques et concerts dont 1100 chez emoragei magazine et 600 sur enMusique.ca, dont il a également été le rédacteur en chef de 2009 à 2014. Nicolas a publié "Les perles rares et les grands crus de la musique" en janvier 2013, un ouvrage de 1250 pages en deux tomes.