Tout en douceur, la Norvégienne Siv Jakobsen est venue présenter les chansons de son tout premier album, à paraître en août prochain. “They are very sad songs. I recommend you go buy yourself a drink…” lance-t-elle à moitié sérieuse avant de se lancer, seule avec ses très belles guitares sèches.

Jakobsen a une très belle voix et fait dans un genre à mi-chemin entre le folk très traditionnel à la Joni Mitchell ou Joan Baez, avec de gros trémolos dans la voix, avec un angle très sensible lo-fi comme Cat Power à ses premiers albums.

Les titres de ses chansons évoquent bien les douloureux sujets: Dark, Burried in White, You Don’t Love Me Like You Uaed To, Toxic… Elle lance des “Don’t you make me feel alone…” Non, on ne jase pas dans la joie avec Siv Jakobsen, au point où on se dit que ça doit limite pas être sain de répéter sans cesse ces mots tristes et de nager dans ces émotions à chaque concert (sans parler des répétitions, etc.).

 

Lorsqu’elle a repris Jolene, de Dolly Parton, on lui trouvait des ressemblances avec Lana Del Rey, avec tout ce spleen au pouce carré. Avec des arrangements plus enrobants, la musique et surtout la voix de Siv Jakobsen pourraient en envouter plus d’un.

 

SIV JAKOBSEN jouait au Savoy du Métropolis, le samedi 8 juillet 2017, dans le cadre du Festival International de Jazz de Montréal.

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Nicolas Pelletier

Mélomane invétéré et rédacteur agréé, Nicolas pratique la critique en mode olympique: il parle de tout, tout le temps, depuis 1991. Il a publié 6 000 critiques de disques et concerts dont 1100 chez emoragei magazine et 600 sur enMusique.ca, dont il a également été le rédacteur-en-chef de 2009 à 2014. Il publie “Les perles rares et grands crus de la musique” en 2013, et devient stratège numérique des radios de Bell Média en 2015, participant au lancement de la marque iHeartRadio au Canada en 2016.