C’est une assez brève performance que THE UNICORNS a livrée au Métropolis hier soir dans le cadre de Pop Montréal! Après rien de moins que 3 groupes en première partie et plus de 2h00, pour ainsi dire, à patienter, je m’attendais à un peu plus. En même temps, le groupe a connu une plutôt courte carrière avec peu de matériel en seulement deux albums (1 et demi!?) assez concis. Ce n’est pas comme s’il y avait 20 heures de chansons à visiter. Mais ce que le spectacle a un tantinet manqué en durée, il nous l’a remis au quadruple en intensité. Dès les premières notes de Jellybones jusqu’au rappel I Was Born a Unicorn, la salle est demeurée chauffée à bloc. Les morceaux les plus attendus ont été joués avec justesse, force et brio. Et les admirateurs avaient tout afin d’être comblés, de la sélection des pièces jusqu’à l’interprétation!

 

Bien entendu, de la mise-en-scène (économiseurs d’écran en fond de salle), aux commentaires d’introduction cocasses sur vidéo, des phrases incisives de Nick Thornburn (nous laissant croire que c’était la dernière pièce dès le 2e titre), jusqu’aux deux pseudo rappels de même pas 10 secondes chacun; il apparait évident que nous faisons toujours face à un groupe qui ne se prend beaucoup au sérieux. Et c’est parfait comme ça!

 

Voici ce que ma collègue Nadine Mathurin, qui a aussi assisté au concert, a comme commentaire:

“On a pu voir des musiciens en complète maîtrise de leurs instruments et de leurs chansons, mais pas vraiment de leurs émotions… La chimie n’était pas au rendez-vous, mais c’était probablement à prévoir. Cela dit, The Unicorns a réussi à nous replonger le temps d’une (courte) soirée dans son univers particulier, avec les projections vidéos totalement absurdes, les faux rappels et le sublime call de Nick à la deuxième chanson: «This is our last song!». M’attendais-je à plus? Oui. Mais suis-je déçue du spectacle? Pas du tout.”

 

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Photo: Dominick Mastrangelo

 

Sans avoir échangé avant, il est clair que j’abonde totalement dans le même sens; j’ai bien apprécié ma soirée c’est indiscutable et je fredonnais Tuff Ghost dans mon auto au retour. Toutefois je dirais que toute l’incertitude face au futur des UNICORNS était assez palpable hier (se reformeront-ils, pour de bon, après le spectacle? Y’aura-t-il du nouveau matériel?). Je ne sais pas si l’animosité entre les deux leaders, qui a fait imploser le groupe il y’a quelques années, est toujours présente? Enfin, il y avait une certaine énergie négative qui semblait ne pas avoir diminué de son point critique. Cela a fait en sorte que, malgré une belle réunion et un moment nostalgique hautement divertissant, l’exercice semblait un peu obligé. J’avais un peu de misère à croire Thornburn lorsqu’il nous a indiqué: “You know this is a treat for us…” Le commentaire tout comme la performance semblaient un peu forcés. Bon spectacle tout de même!

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Martin Curadeau
Blogueur - RREVERB

L’écoute d’un disque est un instant privilégié de rencontre avec l’essence même d’un créateur. Maelstrom de sons, myriades d’émotions et petits morceaux d’âmes à l’état brut.

Bien que la musique dite émergente (tel le rock indé.) est au centre de ses intérêts, sa curiosité n’a pas de bornes et il ne résiste, pour ainsi dire, à aucun style. Être transporté, chaviré, surpris et envouté par des albums est un rendez-vous quotidien.