Le légendaire batteur africain Tony Allen, célèbre pour avoir co-inventé l’afrobeat alors qu’il oeuvrait au sein du groupe de Fela Kuti, fait maintenant du jazz, avec un quatuor qu’il mène, bien assis derrière sa batterie. Allen a un flegme surprenant pour un batteur – encore plus de jazz! – et c’est avec nonchalance qu’il est pourtant le moteur de cet ensemble de musiciens haut de gamme avec lesquels il joue!

jazz 2017 tony allen 1

(photo Nico Pelletier)

Allen rendait hommage au batteur Art Blakey, et était entouré du pianiste Jean Phi Dary, du contrebassiste Mathias Allamane et d’un saxophoniste dont le nom m’échappe (ce qui est dommage, car il était excellent!). La trompettiste québécoise Rachel Therrien est venue les rejoindre pour quelques morceaux, et en était visiblement très heureuse!

Bon prince, et à sa place, Allen n’a pas l’air de vouloir mener le jeu. Il a plutôt l’air de vouloir être l’un des gars du band, sans plus ni moins. Sa batterie ronronne tel un moteur bien huilé, il n’a jamais besoin de trop bouger pour taper sur les bonnes peaux. Tout a l’air extrêmement simple, facile. C’est la marque des grands!

TONY ALLEN jouait au Monument-National, le 8 juillet 2017, dans le cadre du Festival International de Jazz de Montréal.

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Nicolas Pelletier

Mélomane invétéré et rédacteur agréé, Nicolas pratique la critique en mode olympique: il parle de tout, tout le temps, depuis 1991. Il a publié 6 000 critiques de disques et concerts dont 1100 chez emoragei magazine et 600 sur enMusique.ca, dont il a également été le rédacteur-en-chef de 2009 à 2014. Il publie “Les perles rares et grands crus de la musique” en 2013, et devient stratège numérique des radios de Bell Média en 2015, participant au lancement de la marque iHeartRadio au Canada en 2016.