Le duo Beach House (trio, voire même quintet, sur scène, avec l’ajout d’un percussioniste et de deux claviéristes) ne fait pas de la musique stressante. On l’écoute en planant. En concert comme sur disque, les couches de claviers et doux accords de guitares créent un canevas sur lequel la douce voix de Victoria Legrand peut s’envoler.

On ne comprend pas toujours ce qu’elle chante, Mlle Legrand, mais on se laisse quand même aller, en fermant les yeux. La foule, massée au petit Théâtre Plaza mardi soir 7 octobre 2014, où le groupe jouait pour un second soir consécutif, était dans le même mood que Beach House et s’est laissé aller.

Les éclairages (ou l’absence d’éclairage) très discrets ont également contribué à garder l’attention sur la musique reposante et non les musiciens eux-mêmes. De toute façon, ni Victoria Legrand ni le guitariste Alex Scally ne bougent beaucoup sur scène.

Retrouver Beach House sur scène pour moi était l’occasion de sceller une frustration datant d’Osheaga 2013 alors que j’avais quitté leur magnifique concert en plein air aux moments magiques pour attraper une partie du concert (barbant) de The Cure. Je m’en suis mordu les doigts d’avoir quitté un moment magique. Plus jamais je n’ai quitté un beau concert lors d’un festival par après, peu importe quel autre concert simultané je manquais.

Parce qu’un super tien vaut mieux que deux tu l’auras à moitié.

BEACH HO– USE jouait au Théâtre Plaza, les lundi 6 et mardi 7 octobre 2014.

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Nicolas Pelletier
Fondateur et rédacteur en chef
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Mélomane invétéré et rédacteur agréé, Nicolas pratique la critique en mode olympique: il parle de tout, tout le temps, depuis 1991. Il a publié 4 500 critiques de disques et concerts dont 1100 chez emoragei magazine et 600 sur enMusique.ca, dont il a également été le rédacteur en chef de 2009 à 2014. Nicolas a publié "Les perles rares et les grands crus de la musique" en janvier 2013, un ouvrage de 1250 pages en deux tomes.