Beady Belle n’est pas le nom d’une chanteuse, mais d’un trio « nu jazz » norvégien composé de Beate S. Lech (chant, composition, fondatrice du groupe en 1999), Marius Reksjø (basse, programmation) et Erik Holm (batterie). Ensemble, ils produisent 6 albums en 12 ans, dont le plus récent « Cricklewood Broadway » vient de sortir en Amérique.

Leur musique est sensuelle, frisant le pop lounge (la ballade Faith) mais gardant toujours le bon goût jazz, évitant habilement la guimauve.

Beady Belle ne se limite pas à la (très) sensuelle voix de Beate S. Lech: ils peuvent également compter sur le bassiste Reksjø et le batteur Holm pour installer un groove qui fait taper du pied (Saved). Le jeu de basse fuzz amène beaucoup de modernité — presque du dubstep par moments! — au lounge jazz du trio (So Far So Good). Une bonne partie du charme de la musique de Beady Belle réside dans cette voix grave, sensuelle, assurée, mais l’aspect minimaliste des arrangements est aussi responsable de la fascination qu’on a à écouter le nouvel album du groupe

Beady-Belle_Cricklewood-Broadway

BEADY BELLE
Cricklewood Broadway
(Jazzland Recordings, 2013)

-Genre: jazz vocal

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Nicolas Pelletier

Mélomane invétéré et rédacteur agréé, Nicolas pratique la critique en mode olympique: il parle de tout, tout le temps, depuis 1991. Il a publié 6 000 critiques de disques et concerts dont 1100 chez emoragei magazine et 600 sur enMusique.ca, dont il a également été le rédacteur-en-chef de 2009 à 2014. Il publie “Les perles rares et grands crus de la musique” en 2013, et devient stratège numérique des radios de Bell Média en 2015, participant au lancement de la marque iHeartRadio au Canada en 2016.