Parmi les gens les plus passionnés par la musique, il y a ceux et celles qui travaillent dans l’industrie: chez les labels, les relationnistes de presse, les promoteurs de concerts, les gestionnaires de salles de concerts, les journalistes culturels, etc. RREVERB propose une série d’entrevues avec les artisans passionnés de la musique.

Cette semaine, rencontrons…

ÉRIC AYOTTE

Quel est votre nom, quel est votre rôle dans l’entreprise musicale où vous travaillez, et depuis quand y œuvrez-vous?

Eric Ayotte, Attaché de presse principal de l’Équipe Spectra. Mon premier contrat avec Spectra était en 2010. Je suis aussi gérant de Martin Goyette depuis 2010.

Quand avez-vous commencé à travailler dans l’industrie musicale?

Dès l’âge de 15-16 ans, je  produisais mon groupe. J’ai fait l’École du Show-business. J’ai ensuite voulu partir un label pour finalement aboutir dans les salles de spectacles dont le Téléphone Rouge de Sherbrooke.

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(photo par Jacques-André Dupont)

Quand avez-vous commencé à aimer la musique?

Depuis toujours. Grâce à mes sœurs de 6 ans plus âgées que moi, j’écoutais les tubes pop et plus rock dès mon jeune âge. La discothèque éclectique de mon paternel m’a aussi beaucoup influencé tout comme les disques de Joe Dassin et des Classels de ma mère.

À 20 ans, quel était votre rêve (dans le domaine musical)?

En vivre

Avez-vous été musicien/enne? Racontez-nous votre carrière.

J’ai appris à jouer de la guitare et de la basse vers 14 ans. Mon premier vrai groupe s’appelait The Traffic Bugz. Ensuite je jouai avec Les Saints, The Cherry Persuasion, Pedro Pedro, The Plots et enfin Les Barbatwist.

les bugz live jailhouse rock café

Posted by Traffic Bugz on Friday, August 29, 2014

 

SUR L’INDUSTRIE MUSICALE

En vivez-vous?

Oui

Est-il encore possible aujourd’hui de gagner sa vie dans l’industrie musicale? Que faut-il faire pour y arriver?

Oui c’est possible. Il ne faut pas vouloir devenir millionnaire et il faut aimer travailler beaucoup.

Quelle(s) rencontre(s) a(ont) été déterminante(s) dans votre carrière dans l’industrie musicale?

Greg Kitzler, mon patron actuel, mais aussi un ami et un mentor.

Qu’aimez-vous dans votre emploi / occupation actuelle?

L’adrénaline que peut procurer le déploiement de nos ressources lorsque la saison des festivals cogne à notre porte… C’est toujours aussi grisant et impressionnant !

eric ayotte francos

(photo: Dominique Viau)

Que changeriez-vous de l’industrie musicale d’aujourd’hui?

Elle change déjà et c’est parfait. Les choses qui stagnent finissent par pourrir. Ceci dit, une fois l’ère du nouveau folk bien installée, j’espèrerai toujours un retour en force du rock.

Le vinyle, la cassette, le CD ou le digital?

Sans contredit le vinyle… mais le CD pour la voiture !

SUR LES ARTISTES ET LA MUSIQUE

Vos styles de musique préférés? Est-ce que ç’a toujours été le cas dans votre vie?

Surf depuis toujours (ça me vient de mon père qui n’écoute presque qu’exclusivement de la musique instrumentale). Le Rock et le Rock garage (depuis l’âge de 10 ans). Le blues depuis que je m’implique dans cette industrie.

Sur une île déserte, vous emmèneriez ces 5 albums (pas plus).

Incesticide (Nirvana),

Otis Blue: Otis Redding Sings Soul (Otis Redding),

Here are the Sonics (The Sonics),

Bad Music for Bad People (The Cramps)

Mer Morte / Pour La Danse (Les Jaguars )

(Pas facile ça…!!!)

Playlist!

 

Quel est l’artiste le plus sympathique que vous ayez rencontré?

Il nous arrive souvent de rencontrer des sommités lors du Festival de Jazz et on pense que ce seront des primadonnas… Souvent, on est agréablement surpris comme ce fut le cas encore cette année avec le légendaire bassiste, Stanley Clarke. J’ajouterais les gars de Violent Femmes qui sont de véritables geeks de musique et les gars les plus sympathiques de l’univers!

Les Violent Femmes et Éric Ayotte (à droite)

Les Violent Femmes et Éric Ayotte (à droite)

Qu’est-ce qui rend un artiste désagréable? Pouvez-vous raconter une situation qui vous est arrivée où il y avait malaise, ou un comportement désagréable.

Sans que ce soit complètement “malaisant” ou désagréable, certains artistes voyagent beaucoup et s’intoxiquent beaucoup si bien qu’ils ne savent plus exactement dans quelle ville ils sont ou dans quel contexte ils jouent. Ça rend le travail plus ardu…

Quel artiste brillant aurait dû percer davantage, selon vous?

Mike O’Brien ou Katie Moore… Plants and Animals devraient être au sommet de la chaîne alimentaire du rock !

 

Qui aimeriez-vous rencontrer?

Elvis mais y’a fallu qu’il se la pète comme un champion… Quel désastre !

Merci Éric!

Pour suivre les activités de l’Équipe Spectra, cliquez sur les logos ci-dessous.

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francofolies

 

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About The Author

Nicolas Pelletier
Fondateur et rédacteur en chef
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Mélomane invétéré et rédacteur agréé, Nicolas pratique la critique en mode olympique: il parle de tout, tout le temps, depuis 1991. Il a publié 4 500 critiques de disques et concerts dont 1100 chez emoragei magazine et 600 sur enMusique.ca, dont il a également été le rédacteur en chef de 2009 à 2014. Nicolas a publié "Les perles rares et les grands crus de la musique" en janvier 2013, un ouvrage de 1250 pages en deux tomes.