À le voir avec ses Converse orange, sa moustache et ses grosses boucles d’oreilles noires, on l’aurait pris pour n’importe quel hipster du Mile-End. Mais à l’entendre, avec son jeu de basse fretless à 8 cordes, il n’y a pas de doutes, Felix Pastorius est bel et bien le fils de son père!

Le quartet qu’il a formé ne fait pas du jazz facile. Entre l’expérimental, les bruits concrets et de larges parts de free jazz, se glissent quelques moments plus funky cool, où la très belle sonorité de la fretless peut être pleinement appréciée. La virtuosité des musiciens accompagnant Pastorius était évidente, notamment chez le batteur Devin Collins, qui alternait savamment entre puissance et subtilité, entre syncopes complexes et grooves enlevants.

Humble et sympathique, le bassiste n’a d’ailleurs pas lésiné lorsqu’il a présenté ses complices. “Bien que certaines pièces sont des compositions de ma part, je n’ai fait qu’écrire quelques notes sur un bout de papier. C’est véritablement avec eux que la musique se créé, et je les remercie pour ça.”

Visiblement, on avait affaire à quatre potes, ravis de passer leur fête nationale à jouer du jazz à l’étranger.

FELIX PASTORIUS jouait au Gésù, le 4 juillet 2014
Dans le cadre du Festival International de Jazz de Montréal.

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Nicolas Pelletier

Mélomane invétéré et rédacteur agréé, Nicolas pratique la critique en mode olympique: il parle de tout, tout le temps, depuis 1991. Il a publié 6 000 critiques de disques et concerts dont 1100 chez emoragei magazine et 600 sur enMusique.ca, dont il a également été le rédacteur-en-chef de 2009 à 2014. Il publie “Les perles rares et grands crus de la musique” en 2013, et devient stratège numérique des radios de Bell Média en 2015, participant au lancement de la marque iHeartRadio au Canada en 2016.