Après une pause bouffe durant les pop CHVRCHES et CHERUB, je me suis redirigé vers les petites scènes. THE TEMPER TRAP ne m’a pas impressionné avec ses refrains répétant plusieurs dizaines de fois le même mot (j’exagère à peine). Allons voir ailleurs ce qu’Osheaga a à nous offrir.

TEMPLES

C’est encore une fois à la petite scène des Arbres que j’ai trouvé mon bonheur avec le stoner rock du quatuor TEMPLES dont le talent n’a d’égal que la masse de cheveux. Ces jeunes chevelus de Kettering en Angleterre ont fait acquiescer bien des têtes avec leurs lourds riffs et grosses guitares. Le même sentiment enivrant que j’avais eu en découvrant les jeunes Australiens de Tame Impala lors de l’édition 2012 d’Osheaga, à la différence que la voix de James Edward Bagshaw est plus nasillarde que celle de Kevin Parker, des Tame. Les gars font de très belles harmonies vocales et ont gardé un brin de psychédélisme de leurs écoutes probablement intensives de Pink Floyd, The Byrds et T.Rex.

Pas mal cool. Je vais tenter de trouver leur(s) album(s).

TEMPLES (photo: Nicolas Pelletier, RREVERB)

TEMPLES (photo: Nicolas Pelletier, RREVERB)

ROYAL BLOOD

J’ai rarement vu des musiciens aussi « pissed off » (fâchés + déçus + écœurés) que les deux gars de Royal Blood. Après un sound check (prise de son) qui n’augurait rien de bon, le chanteur/bassiste s’est pointé en annonçant qu’on leur recommande de ne pas jouer tellement le son est « à ch** », mais vu l’enthousiasme des fans montréalais (et de nombreux torontois à en juger par le nombre de casquettes des Jays et même des Leafs – faut pas avoir honte!), ils s’élancent quand même dans leur hard rock fuzz funk. Tout à leur honneur de tenter de faire quelque chose avec cette situation qui, visiblement, les exaspère.

ROYAL BLOOD

ROYAL BLOOD

Normalement un mélange des Black Keys et de Rage Against the Machine, Royal Blood manque cet après-midi de puissance: la basse est à demi basse et le chant est presque inaudible (sauf pour les fans finis qui connaissent les chansons par cœur). C’est suffisant pour les Osheagiens qui sautent partout dans le mosh pit et hurlent leur joie de voir le band live. Ça n’apaisera toutefois pas la colère des musiciens qui jouent les dents serrées.

TIGA

Suite au DJ Duke Dumont, c’est le vétéran montréalais de 40 ans Tiga qui a pris les commandes des pitons à la scène Piknic électronique faisant bouger les pieds et les hanches en ce début de soirée. Dans mon souvenir, il y avait plus de références aux années 80 dans la musique de Tiga, mais il est vrai qu’il a dû évoluer/changer depuis l’époque où j’écoutais son « DJ Kicks » au début des années 2000 et sa version de Sunglasses at Night, du retraité Corey Hart.

TIGA (photo Eva Blue, Osheaga)

TIGA (photo Eva Blue, Osheaga)

KID INK, go away.

Le prix de l’artiste le plus insupportable est quant à moi décerné à KID INK, des rappeurs incompétents qui ne cessent de couper le son n’importe où et – le comble! – utilisent une insupportable sirène d’alarme/aréna/jsaispasquoi/klaxon qui HURLE dans nos oreilles environ six fois la minute. Come on.

On a enduré leur m** musique puérile et bruyante alors qu’on attendait le début de WILD CUB, à la scène voisine… Un calvaire.

KID INK

KID INK

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About The Author

Nicolas Pelletier

Mélomane invétéré et rédacteur agréé, Nicolas pratique la critique en mode olympique: il parle de tout, tout le temps, depuis 1991. Il a publié 6 000 critiques de disques et concerts dont 1100 chez emoragei magazine et 600 sur enMusique.ca, dont il a également été le rédacteur-en-chef de 2009 à 2014. Il publie “Les perles rares et grands crus de la musique” en 2013, et devient stratège numérique des radios de Bell Média en 2015, participant au lancement de la marque iHeartRadio au Canada en 2016.