Quelle ahurissante performance et réussite pour l’infatigable Yann Perreau, logé hier soir pour l’événement, à l’intime et secrète cinquième salle de la Place des Arts! Présent il l’était; de manière démente et incendiaire, 100% corps et âme, ce en duo (et phase) avec l’incomparable et non moins mythique machine à musique Alex Mcmahon. Les deux confrères disposent d’une incroyable complicité artistique et scénique; une amitié, lumineuse, extraordinairement sentie. Des mouches à feu faisant des folies, pour du plaisir garanti, aux Francofolies de Montréal.

 

Et si le performeur était dans une forme inébranlable, le matériel (“Perreau et la Lune“) n’a pris aucune ride non plus (10 ans déjà)! Tout un furieux et charmant cirque d’énergie créatrice pure. Cette rage de vivre et douce folie théâtrale est tout un vent de fraicheur. Dès l’ouverture avec l’excellente Ma dope à moi, tous étaient déjà sous le charme baveux et irrésistible de cet artiste complet (chanteur, pianiste, danseur…). En effet, qu’il se la joue crooner, hilare, séducteur, poète et même artiste techno rétro 80’s, ce dernier a du charme, à en revendre, un point c’est tout!

 

Ce spectacle est non seulement un amalgame brillant des meilleures pièces de Monsieur, mais le couronnement d’une brillantissime mise en scène. Un concert tellement « sur la coche », dénudé et cadré sur les deux protagonistes, mais où rien n’est laissé au vent, un tout impeccable, sans temps morts.

 

On ne cesse de réitérer partout que Perreau est une bête de scène, mais il faut en être témoin afin d’arriver à le concevoir pleinement. C’est un créateur qui explose de vitalité, sur les planches et au micro, baignant dans son élément pas à peu près. Il a jeté, comme plaisanterie, que l’aventure de la reprise anniversaire de l’album “Perreau et la Lune” n’était pas terminée! Si c’est le cas, ne manquez surtout pas ça. Et je vous assure que je risquerais de m’y faire reprendre aussi. D’ici là, le souriant conquistador illuminera, de sa maitrise et son énergie, avec ses invités, la Scène Bell, en concert gratuit ce lundi 12 juin; le “Fantastique des Astres“, son dernier disque, au menu.

 

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Martin Curadeau
Blogueur - RREVERB

L’écoute d’un disque est un instant privilégié de rencontre avec l’essence même d’un créateur. Maelstrom de sons, myriades d’émotions et petits morceaux d’âmes à l’état brut.

Bien que la musique dite émergente (tel le rock indé.) est au centre de ses intérêts, sa curiosité n’a pas de bornes et il ne résiste, pour ainsi dire, à aucun style. Être transporté, chaviré, surpris et envouté par des albums est un rendez-vous quotidien.