Dans les affaires que tu te dis que tu devrais voir une fois dans ta vie, il y a sûrement la ville de Paris au top de la liste, suivie de près par la Grande barrière de Corail, un bébé lion qui joue avec un bébé éléphant pis une coupe Stanley gagnée dans ta ville. J’ajouterais dans cette liste Scott Weiland live, juste parce que lui, sa musique, sa vie et ses déboires.

BAD CALL ALERT: J’ai jamais autant souhaité voir quelqu’un pas à jeun que Scott Weiland hier soir au Théâtre Corona. Je l’avoue. J’imagine que ça va avec le personnage, mais je feelais pas du tout pour voir un homme propret, sage et repentant.

Je voulais de l’action, des moves de danse comme dans le clip de Big Bang Baby, pis surtout, sa voix polyvalente à la fois riche et rauque.

Eh bien… j’ai été déçue.

Commençant le spectacle en enchaînant deux chansons de Stone Temple Pilots, puis une des Velvet Revolver (dont je me souvenais fuck all l’existence, sincèrement – je parle pas du band ici, mais bien de la chanson – ), je pense que le concert a réellement levé à la sixième (SIXIÈME!!!) chanson, quand il a entonné cette fameuse Big Bang Baby.

La chimie dans le band ressemblait plus à un immense trou noir dans lequel aucune lueur d’espoir, de rapprochement ou de camaraderie puissent subsister. Ils ont échangé une phrase en début de spectacle, puis néant total. Weiland passait les transitions de chansons dos à la foule, à jouer avec des pitons et des pédales.

J’avais l’impression que sa voix était forcée, empruntant son porte voix lorsqu’il chantait les notes plus hautes. D’ailleurs, il n’a pas chanté les pièces pouvant le mettre en valeur. Où étaient les Interstate Love Song, Sour Girl, Fall to pieces et Plush? Nulle part sur le setlist beaucoup trop court. 1 h 10 de spectacle pour 42$? Trop cher pour trop peu.

Bref, hier soir, j’ai vu un Scott Weiland à moité à jeun (à moitié dis-je?) et fatigué. J’ai déjà vu ma grand-mère avec plus de volonté que ça aux soins palliatifs.

 

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Nadine Mathurin
Blogueuse - RREVERB
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Depuis qu’elle a vécu son premier mosh-pit au Edgefest 97 à l’âge de 14 ans, Nadine n’a jamais cessé d’agrandir et d’approfondir sa culture musicale. Fervente passionnée d’indie rock, elle parcourt souvent plusieurs centaines de kilomètres pour voir LE band en spectacle. Bien qu’elle soit toujours à la recherche des dernières nouveautés musicales, il ne lui est pas rare de remettre un bon vieux classique sur sa table tournante le dimanche après-midi. C’est peut-être pourquoi, ironiquement ou sérieusement, Nadine porte fièrement un coat Sgt. Pepper sur sa photo de bio.