Il y a avait une bonne raison de se réjouir de la défaite de (crève) Cœur de Pirate aux Victoires de la musique, la semaine passée en France : on y a souligné le plus récent album d’Hubert Félix Thiéfaine, un artisan qui vogue seul sur son chemin alternatif depuis la fin des années 70.

Il est rare que les événements de type « Awards » récompensent les artistes qui vivent dans la marge, qui font leur musique sans vouloir la vendre à tout prix, sans compromis. Cette année, les Victoires de la musique, tenues à Paris le 3 mars dernier, m’ont fait plaisir en honorant l’un de mes artistes francophones préférés : Hubert Félix Thiéfaine. Il est tellement peu « commercial » l’Hubert Félix que son dernier album, « Suppléments de mensonges » n’a pas encore traversé l’Atlantique. Même si j’ai des doutes sur la qualité de ce nouvel album par rapport aux brillants albums de sa longue carrière comme « Soleil chercher futur » (1982) ou « Alambic/Sortie Sud », j’applaudis bien fort les influenceurs qui ont sacré Thiéfaine artiste masculin de l’année et lui ont remis le prix de l’album de chansons pour “Suppléments de mensonge”. C’était la première fois en 40 ans de carrière que HFT était récompensé aux Victoires. Il était plus que temps.

Pour ceux qui ne connaissent pas le délirant auteur-compositeur-interprète de 63 ans, je vous recommande d’explorer les textes de chansons surréalistes comme Mathématiques souterraines, La Vierge au Dodge .51, Alligators 427, Errer Humanum Est ou encore des plus marrantes comme La Fille du coupeur de joints, L’ascenseur de 22 h 43 ou Tout corps vivant branché sur le secteur étant appelé à s’émouvoir…  Si ces titres ne piquent pas votre curiosité…

Il n’existe pas de clips proprement dits des plus anciennes chansons de Thiéfaine, mais ces petits montages amateurs sont dignes de mention en guise d’initiation à HFT.

Cliquez sur PLAY ALL pour écouter une dizaine de chansons du répertoire imposant de Thiéfaine.

Une récente entrevue chez Laurent Ruquier (qui coupe trop souvent l’artiste) révèle un peu le personnage, visiblement pas à son aise à la télé.

Son plus récent clip, La Ruelle des morts :

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Nicolas Pelletier
Fondateur et rédacteur en chef
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Mélomane invétéré et rédacteur agréé, Nicolas pratique la critique en mode olympique: il parle de tout, tout le temps, depuis 1991. Il a publié 4 500 critiques de disques et concerts dont 1100 chez emoragei magazine et 600 sur enMusique.ca, dont il a également été le rédacteur en chef de 2009 à 2014. Nicolas a publié "Les perles rares et les grands crus de la musique" en janvier 2013, un ouvrage de 1250 pages en deux tomes.