Quelques minutes après mon arrivée, Twin Shadow (aka George Lewis Jr.) fait son apparition dans un Café Campus visiblement très enthousiaste, bien que pas tout à fait plein. Je reste étonnée que la salle ne soit pas pleine à craquer pour un artiste qui a maintes fois démontré son talent et avec trois albums à son actif: “Forget”, “Confess” et son plus récent “Eclipse”. Peu importe, les gens qui sont là semblent avoir de l’excitation à revendre et l’accueillent comme un prince. C’est aussi la première fois que je le vois “live”. Premier constat, à mon heureuse surprise, il m’apparaît beaucoup plus humble que je ne l’avais imaginé et j’ai le sentiment que mes attentes, assez hautes, vont être comblées…

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Tout sourire, l’air même un peu timide, Twin Shadow n’a pas de masque, dans les deux sens du terme, loin d’être là pour poser ou s’exposer, il veut nous partager la musique qui l’habite, tout simplement. Mais ça ne veut pas dire qu’il n’y aura pas de surprises. Il vient à peine de commencer qu’on a droit à un duo: d’Angelo Lacy monte sur scène pour faire exploser le niveau de fébrilité. L’ambiance est doublement à la fête. Après quelques bons mots pour ces spectateurs, Twin poursuit avec Castles In The Snow, contrastant un peu avec le beat “dance” de ses plus récentes pièces. Mais quoiqu’il joue ou fasse, le public danse et l’acclame avec joie. Vers 21h30, il livre une pièce de résistance Golden Light, la salle jubile et semble prête à délirer encore plus. Comme Prince mais en version plus enjouée, son intensité bien magnétique, se transpose à la salle.

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J’ai soudainement envie de le comparer à un défibrillateur cardiaque; il enchaîne d’ailleurs avec Run My Heart. La salle se met à taper des mains avec lui sans se faire prier. Même dans son cube de lumières néon, il semble parfaitement accessible et complice avec son public. C’est déjà l’heure de la surprise numéro deux. La talentueuse et enjôleuse Zoë Kravitz – qui assurait la première partie sous le nom de Lolawolf – vient mêler sa voix à celle de TS. Les complices (qui passent près de s’enlacer) entreprennent un cover de la fameuse No Ordinary Love de Sade, en lui donnant un sacré coup de lustre pour un résultat épatant.

Après le départ de Kravitz, une fan décide de monter se joindre à Twin Shadow sur scène, il la laisse danser à ses côtés, si ça l’amuse, ça nous amuse aussi. Un autre spectateur imite la première et décide de faire la bise à TS – Twin doit trouver Montréal en manque d’affection. Il y a en tout cas une bonne dose de plaisir dans la salle et sur la scène. Si la soirée se termine un peu abruptement après un seul rappel, probablement parce-qu’il doit céder sa place au “dancefloor”, la nuit n’en demeure pas moins magique…

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Vanessa Hauguel
Blogueuse - RREVERB
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Née à Montréal au milieu des années 80 (entre une chanson de
George Michael et de Foreigner), Vanessa Hauguel se passionne pour la musique depuis qu’elle est tombée amoureuse de David Bowie et de Prince à 9 ans. Assoiffée de nouveaux artistes, elle aime aussi revisiter les oeuvres des artistes plus établis. Ayant un faible pour le rock indépendant, le classique, le folk, le New-Wave, et tout ce qui sort de l’ordinaire, elle vous invite à pourchasser le meilleur de la musique (en vous dictant ses états d’âmes au passage).