C’est un retour au funk que propose Beat Fatigue, en prenant soin de faire bouger les hanches d’un bout à l’autre de leur nouvel album « MalFunktionality Part One », lancé en mars dernier.

La guitare, hyper accrocheuse de Beat Fatigue, un DJ d’Amsterdam, lance à chaque fois le bal avec un riff hyper funky. Autant sur A Blues Malfunktion où il se permet de la wahwah et un solo dont Peter Frampton serait fier, que sur Fat Iced Tea, on peut suivre la six-cordes électrique.

Il y a un certain enthousiasme qui se dégage de chacune des intros, comme en entendant la basse vrombissante sur Euphoria Fatigue (qui devient presque du dubstep en milieu de morceau!) sauf que l’intérêt disparait assez rapidement. Est-ce l’absence de paroles? Certainement qu’un Pharrell Williams ou un Pilou aurait eu du fun à se laisser aller sur la musique de Beat Fatigue. Sur le morceau Plectrum, on réalise bien la différence entre un excellent chanteur soul et une voix anonyme qui lance quelques phrases ici et là. Est-ce la redondance d’une pièce à l’autre? Possible. À part le groove – toujours présent et bien allumé – il n’y a pas grand intérêt.

Le genre de disque vraiment cool dans un mix de début de party – quand les invités arrivent, genre – mais qu’on devrait éviter d’écouter d’une traite.

beat-fatigue-malfunktionality

BEAT FATIGUE
MalFunktionality Part One
(Adapted Records, 2014)

-Genre: funk pop
-Dans le même esprit que Pharrell Williams, Mat Tha Hat

Lien vers l’achat en ligne (BandCamp)
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BEAT FATIGUE détient le groove du début de soirée
Originalité50%
Authenticité50%
Accessibilité75%
Direction artistique40%
Qualité musicale60%
55%Overall Score
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Nicolas Pelletier
Fondateur et rédacteur en chef
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Mélomane invétéré et rédacteur agréé, Nicolas pratique la critique en mode olympique: il parle de tout, tout le temps, depuis 1991. Il a publié 4 500 critiques de disques et concerts dont 1100 chez emoragei magazine et 600 sur enMusique.ca, dont il a également été le rédacteur en chef de 2009 à 2014. Nicolas a publié "Les perles rares et les grands crus de la musique" en janvier 2013, un ouvrage de 1250 pages en deux tomes.