Il m’en aura fallu du temps pour vous proposer ma critique de «Il» de Jean-Michel Blais. Trop de temps en fait. Pour tout vous dire, j’étais un peu intimidé par l’album dont je désirais ardemment vous parler.

En tant qu’amateur de musique, j’ai toujours adoré le piano et toutes les émotions qu’un bon pianiste peut nous faire vivre. D’un autre côté, j’ai souvent souffert du syndrome de l’imposteur quand venait le temps de critiquer le travail d’un compositeur ou d’un musicien, associé de près ou de loin à la musique dite classique.

Permettez-moi de risquer cette fois-ci l’exercice, car les oeuvres présentées par Jean-Michel Blais sur son nouvel album “Il” sont tout à fait somptueuses. Le genre d’album qui vous fait chaud au coeur.

Comme le mentionne si justement sa biographie, Jean-Michel Blais se veut d’une lignée de pianistes tels Yann Thiersen et Chilly Gonzales. Il faut parfois se méfier des comparatifs mis de l’avant par les maisons de disques, car ceux-ci sont généralement pompeux à souhait. Dans le cas présent, il s’agit d’une description parfaite pour le style qui nous est offert. Nous avons affaire à un artiste en pleine possession de ses moyens, qui communique extrêmement bien ses émotions grâce à une maîtrise remarquable de son instrument.

Si vous êtes de ceux, comme moi, qui apprécient encore la bande originale du Fabuleux destin d’Amélie Poulain de Thiersen, alors vous serez ravi par ce nouvel album de Jean-Michel Blais. J’oserais affirmer que tout l’album est très cinématographique et s’écoute justement comme une musique de film. Une oeuvre qui nous ferait vivre les hauts et les bas d’une famille. La réalisation imagée nous livre, tout en douceur, certains bruits ambiants d’une telle famille. Une légère trame de fond de «vraie vie» qui nous connecte encore plus intimement avec les compositions du pianiste.

L’homogénéité assurée des 8 plages de l’album crée une atmosphère envoutante et rassurante. Pour tout vous dire, lors de mes nombreuses écoutes de l’opus, je l’ai presque toujours écouté d’un seul coup tellement je plongeais dans l’univers musical de l’artiste. Les gens moins habitués à écouter des albums instrumentaux n’auront rien à craindre, car au final c’est moins d’une demi-heure de musique dont il est question ici. S’il y a un point négatif à souligner, c’est qu’on en aurait pris nettement plus, tellement l’écoute est agréable comme en témoignent les deux extraits incorporés à cette critique.

Je n’hésite pas un instant à vous recommander «Il»  de Jean-Michel Blais. Peut-être allez vous, comme moi, découvrir un artiste extrêmement talentueux, mais si vous étiez déjà fan, alors je vous en veux de ne pas avoir propagé la bonne nouvelle plus tôt!

blais

JEAN-MICHEL BLAIS
Il
(Arts & Craft, 2016)

-Genre: instrumental
-Dans le même genre que Yann Thiersen au piano, très mélodique et strictement instrumental.

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Alexandre Daneau
blogueur RREVERB

Dès son plus jeune âge, Alexandre s’intéresse à la musique et se procure tous les 45 que son petit argent de poche le lui permet. Au fil des ans, il développe un intérêt particulier et certain pour la musique en provenance des îles Britanniques. “Dan”, pour les intimes, se déniche un emploi chez l’un des grands distributeurs nationaux et se plaît immédiatement dans l’industrie de la musique. Il met la main à la pâte et s’implique encore plus concrètement dans le processus de mise en marché d’artistes nationaux et internationaux chez un label. Il travaille pendant plus de 6 ans en tant que rédacteur pigiste et gestionnaire de communauté à la section musique de l’un des grands portails canadiens.