En cet hiver désormais bien installé par ses bancs de neige glacés couleur de gris, une vague de nostalgie m’emporte me rappelant mes débuts en cette terre québécoise, il y a maintenant 7 ans et la découverte de La Patère rose. J’arrivais comme on traverse un coup de vent froid et mes oreilles étaient vierges de toute musique québécoise, aussi large que les étendues du grand Nord. Mais j’ai eu un guide, un bon guide, qui m’a tout de suite orientée vers un groupe, donc j’allais user l’album unique jusqu’à la plus infime particule de respiration.

 

La Patère rose, trio mené par la chanteuse Fany Bloom, accompagnée de deux membres du groupe Misteur Valaire (Roboto et Kilojules), avec son nom énigmatique, fut pour moi la porte d’entrée incroyable vers d’autres lectures musicales. Cet album devrait d’ailleurs être prescrit pour toute crise existentielle que l’on vit. Il est un bijou souvent porté, et maintenant enfermé dans une belle boite, que je réouvre de temps en temps avec parcimonie, pour les grandes occasions. Ma mémoire en a d’ailleurs imprimé quasiment toutes les paroles, sans le vouloir, elles sont là et y reste bien au chaud.

 

Si vous entrez dans l’univers de la Patère rose, attendez-vous a des grands écarts allant d’un intime Duet Tracet jusqu’au bout des touches de piano, en passant par le jouissif La Marelle, ou encore le cachotier Décapote. C’est une pop électro la plupart du temps lumineuse et dansante dans sa facture, et aux paroles finement décrottés, sans artifice mais avec poésie, simple mais pas simpliste, en un mot : intelligentes. Car on le sait, on attaquera plus facilement des paroles légères qu’une musique sans âme.

Et de l’âme et de la légèreté, c’est tout ce qui compose en surface les chansons de la Patère rose. Je dis en surface, car, grattez un peu et vous verrez apparaître un miroir, dans lequel vous apercevrez votre reflet. Et c’est gagné, la meilleure musique étant celle dans laquelle chacun de reconnait, à sa manière, une musique pour tous, mais une musique pour soi.

Pour la petite info, La Patère rose n’est plus. Elle a donné son dernier concert en juin 2011 en terminant par ces belles paroles : “Je reviendrais au printemps, pour m’assurer que la maison est toujours là avec toi dedans”. Vous pouvez depuis suivre le beau parcours solo de Fanny Bloom !

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LA PATÈRE ROSE
La patère rose
(Dare To Care, 2009)
Genre : électro-pop rock
Dans le même style que : The Do, Émilie Simon, Coco Rosie, Fanny Bloom

Lien d’achat en ligne (Itunes)
Lien vers la page Facebook du groupe
Lien Youtube du label

LA PATÈRE ROSE : nostalgie sherbrooklyn
ORIGINALITÉ90%
AUTHENTICITÉ95%
ACCESSIBILITÉ90%
DIRECTION ARTISTIQUE95%
QUALITÉ MUSICALE90%
TEXTES90%
92%Overall Score
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About The Author

Yolaine Maudet
Blogueuse - RREVERB

Créatrice de contenu écrit, Yolaine prête sa plume pour différentes organisations, en s’emparant des blablas pour les transformer en beaux mots. Attirée par la vivacité et le puits sans fin de créativité de la musique, elle se nourrit de décibels plusieurs fois par jour pour maintenir son équilibre mental. Son but : vous donner la piqûre des concerts et affuter vos oreilles !