Le trio Until The Ribbon Breaks a été ému du bel accueil que lui a réservé le public montréalais entassé dans un Olympia qui affichait complet, le vendredi soir 23 janvier dernier. Et c’était mérité. Le groupe a livré une prestation inspirée, généreuse, passionnée qui, bien que modeste techniquement (étant donné leur position de première partie) comportait des projections vidéo judicieuses, venant bien compléter leur néo soul électro. Bien synchronisé, l’enregistrement de deux rappeurs sur écran ajoutait un intéressant volet. Les seuls que j’avais vu faire ça avec autant de synchronisation furent Gorillaz, au Centre Bell. Les trois membres d’Until the Ribbon Breaks maîtrisent plusieurs instruments, ce qui leur permet une vaste adaptation de leur musique.

Très ému, le chanteur Pete Lawrie-Winfield a souligné qu’il avait devant lui la plus belle foule de sa vie, et (pour une fois), ça semblait sincère. Until the Ribbon Breaks a lancé son album « A Lesson Unlearnt » il n’y a que trois jours (on en parle ici).

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Le triomphe des jeunes

Les trois jeunes collégiens que sont la (belle) chanteuse Hannah Reid, le guitariste Dan Rothman et le batteur et claviériste Dominic ‘Dot’ Major composent le trio pop London Grammar, l’une des formations qui a connu l’un des beaux succès de 2013 (en Europe) et 2014 (en Amérique).

Ces jeunes gens ont cristallisé un créneau musical un peu laissé vacant par les Rhye et Sade de ce monde: la pop vaporeuse, sensuellement triste.

La “grosse” voix qu’émet Hannah Reid ne correspond presque pas au corps de jeune blonde de 24 ans qui la porte pourtant. Avec son jeans, son coton ouaté et sa toque qui retient une partie de ses longs cheveux, elle ressemble plus à une ado qui s’en va se vautrer devant un film avec un sac de popcorn. Mais non, elle saisit le micro et remplit l’espace comme une chanteuse de formation classique, avec plusieurs décennies d’expérience. Dominic ‘Dot’ Major, avec ses gros cheveux, pourrait presque passer pour l’un des One Direction, mais musicalement, on est ailleurs! Il est assez étonnant de voir 3 jeunes gens composer de la musique aussi douce et planante, avec une maturité musicale impressionnante et un sérieux sans faille.

Les Montréalais ont beaucoup aimé.

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photo: Nicolas Pelletier, tous droits réservés

LONDON GRAMMAR et UNTIL THE RIBBON BREAKS jouaient à l’Olympia de Montréal, le vendredi 23 janvier 2014. Une présentation d’evenko.

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Nicolas Pelletier

Mélomane invétéré et rédacteur agréé, Nicolas pratique la critique en mode olympique: il parle de tout, tout le temps, depuis 1991. Il a publié 6 000 critiques de disques et concerts dont 1100 chez emoragei magazine et 600 sur enMusique.ca, dont il a également été le rédacteur-en-chef de 2009 à 2014. Il publie “Les perles rares et grands crus de la musique” en 2013, et devient stratège numérique des radios de Bell Média en 2015, participant au lancement de la marque iHeartRadio au Canada en 2016.